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La Débredinoire

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13 septembre 2012

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : «Colibri! tu n’es pas fou? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu?»

«Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part. »

Pierre Rabhi, La part du colibri, 2009

 

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8 septembre 2012

A voir dans Catégories ACTUALITÉS / POST

MAIS AU JUSTE C'EST QUI DANIEL MERMET ? Portrait @ux sources

POUF ! A PLUS TÉLÉ !

LA CAGOULE, enquête sur une conspiration d'extrème droite.

Henri Guillemin. L'affaire Pétain

Bernard Mandeville, ou Les vices privés font les vertus publiques

 



8 avril 2012

CORNÉLIUS CASTORIADIS

Lumineux à écouter absolument !

 

LÀ BAS SI J'Y SUIS : Cornélius Castoriadis

Début 15:35

Qui est citoyen?

Quelqu'un qui est capable de gouverner et d'être gouverné.

Aristote.

" Toute la vie politique vise précisément à désapprendre au peuple, à le convaincre qu'il y a des experts à qui il faut confier les Affaires. Il y a une contre-éducation politique, au lieu que les gens s'habituent à exercer des initiatives, des formes de pouvoir, ils s'habituent à suivre des gens, des options, qu'on leur présente.

Et comme les gens sont loins d'être idiots, le résultat est qu'ils y croient de moins en moins.

C'est de là que vient l'apathie politique. "

 

 

 

DE LA DÉMOCRATIE DIRECTE COMME GERME

Entretien entre Chris Marker et Cornélius Castoriadis,  extrait de L'héritage de la chouette, 1989

TRANSCRIPTION de l' entretien, PDF CastoriadisChrisMarker

7 avril 2012

Franck LEPAGE : Inculture(s)

A la Libération, les horreurs de la seconde guerre mondiale ont remis au goût du jour cette idée simple :

la démocratie ne tombe pas du ciel, elle s’apprend et s’enseigne.

Pour être durable, elle doit être choisie ; il faut donc que chacun puisse y réfléchir.

L’instruction scolaire des enfants n’y suffit pas.

Les années 1930 en Allemagne et la collaboration en France ont démontré que l’on pouvait être parfaitement instruit et parfaitement nazi. Le ministère de l’éducation nationale convient donc qu’il incombe à la République d’ajouter un volet à l’instruction publique : une éducation politique des jeunes adultes.


Extrait De l'education populaire à la domestication de la "culture"

Article de Franck Lepage, Le Monde diplomatique, mai 2009 - ICI

 

 

"La démocratie, c'est chiant. C'est le fascisme qui est naturel"

@ux sources de Franck Lepage

C'est à coup de "conférences gesticulées" que Franck Lepage a décidé de travailler. Des spectacles, mi-conférence, mi-one-man-show, qui durent souvent plus de deux heures.

Il y sème ses principes d'éducation populaire : donner à tous des clés pour comprendre, et critiquer, le monde qui les entoure.

Maja est allée rencontrer Franck Lepage chez lui, près de Carhaix en Bretagne. Il lui a exposé la mission que s'est fixée sa coopérative, Le pavé : "réintroduire du politique dans le débat public". Ses membres se déclarent "heureux de contribuer à faire résonner des critiques radicales de la culture, de l’écologie, de la démarche qualité, de la participation et du développement, de diffuser des pratiques militantes humanistes, joyeuses et offensives, de donner un statut à l’indignation et aux états d’âme".

 

Emission d'@rrêt sur images - 24/08/2012

 

 

 

 

Franck LEPAGE : Inculture(s)

"L’éducation populaire, monsieur, ils n’en ont pas voulu..."

(Une conférence gesticulée)

 VIDÉO ICI

Préférer pour une première approche le découpage en différentes parties / 2ème partie, Le metier de la Culture.

 

EXTRAIT :

Vous avez peut-être remarqué que le pouvoir fait un travail considérable sur les mots. Je ne sais pas si cela vous a frappés ? Il y a des mots qui disparaissent et il y a des mots qui apparaissent. Vous avez peut-être lu George Orwell, 1984.

Le ministère qui fait la guerre, s'appelle " ministère de la paix ", celui qui gère la pénurie s'appelle " ministère de l'abondance " etc.

Chez nous il y avait un Ministère du travail qui défendait le droit du travail ; puis, c'est devenu un ministère " du travail et de l'emploi ", avec deux directions dont une défendait le droit du travail et l'autre l'attaquait (au nom de l'emploi : n'importe quel emploi) ; aujourd'hui, vous n'avez plus qu'un ministère " de l'emploi et de la solidarité " dont le but est de démolir le droit du travail.

Les linguistes expliquent cela très bien. Ils expliquent que les mots, c'est ce qui permet de penser. Non pas : " Je pense la réalité sociale, puis je fabrique des mots ", ça ne marche pas comme ça ; c'est plutôt : " Il y a des mots, et avec ces mots, je peux penser la réalité sociale ".

Donc, si on m'enlève des mots et si on m'en met d'autres à la place, je ne vais pas la penser de la même manière, la réalité sociale.

Un philosophe aujourd’hui oublié, Herbert Marcuse, nous mettait en garde : nous ne pourrions bientôt plus critiquer efficacement le capitalisme, parce que nous n’aurions bientôt plus de mots pour le désigner négativement.

30 ans plus tard, le capitalisme s’appelle développement, la domination s’appelle partenariat, l’exploitation s’appelle gestion des ressources humaines et l’aliénation s’appelle projet. Des mots qui ne permettent plus de penser la réalité mais simplement de nous y adapter en l’approuvant à l’infini. Des « concepts opérationnels » qui nous font désirer le nouvel esprit du capitalisme même quand nous pensons naïvement le combattre... Georges Orwell ne s’était pas trompé de date ; nous avons failli avoir en 1984 un « ministère de l’’intelligence ». Assignés à la positivité, désormais, comme le prévoyait Guy Debord : « Tout ce qui est bon apparaît, tout ce qui apparaît est bon. »

 

Sous forme humoristique, Inculture(s) pointe comment le langage courant tend à évacuer les rapports de force qui sont pourtant au cœur de la réalité sociale qu’ils désignent. Il n’est pas anodin, par exemple, de remplacer les « chômeurs » par les « demandeurs d'emploi », de parler de "zone sensible" plutôt que de "quartier pauvre" ou d’afficher "vidéo protection" plutôt que "vidéo surveillance". Le langage commun est le résultat de rapport de force et ses mots construisent notre réalité. Il y a un enjeu politique à dévoiler ce que dissimule cette apparence de consensus.

Bon allez encore deux, trois :

Licenciement collectif = plan de sauvegarde pour l’emploi - Licencié = décruté - Précarisation salariale = flexisécurité - Récession = croissance négative - Bombardement = frappe chirurgicale - Mort de civils = dégâts collatéraux …

TEXTE de la conférence gesticulée

Et ici en PDF  TEXTE_INCULTURE_S_

Le site du Pavé

SCOP LE PAVÉ

IMAGE SCOP

 

12 mars 2012

LA FABRIQUE DU CONSENTEMENT

Le 20e siècle a été marqué par trois événements d'importance politique majeure : le développement de la démocratie, celui du pouvoir des grandes entreprises, et l'expansion de la propagande utilisée en tant qu’outil, pour protéger les intérêts corporatiste, contre la démocratie.

Alex Carey

 

Si vous demandez à quelqu’un de vous définir ce qu’est “la démocratie”, il vous répondra à quelques détails prêts que c’est un type de société où le peuple détient le pouvoir, c’est-à-dire qu’il dispose des moyens nécessaires pour participer efficacement aux affaires qui le concernent et que les moyens d’information sont accessibles et indépendants.

Cependant, il est possible de définir la démocratie autrement. On peut la définir comme un type de société où le peuple est sciemment tenu à l’écart des affaires qui le concernent et où les moyens d’informations sont un utilisés pour influencer ses idées et ses actions. Cette définition peut sembler idiote, mais elle ne l’est pas : il s’agit d’un courant de pensé clairement identifié qui depuis plusieurs siècles suscite une large adhésion parmi les élites occidentales.

 

         En fait, la plus ancienne démocratie au monde, les Etats-Unis, fut fondée sur ces principes. James Madison (1752-1836), l’un des pères fondateurs, était très clair sur ce point : “le véritable pouvoir, celui que procure la richesse de la nation”, doit demeurer entre les mains des “êtres les plus capables” ; la première et principale responsabilité du gouvernement est de “maintenir la minorité fortunée à l’abri de la majorité ”. Alexander Hamilton (1757-1804), délégué influent de la convention constitutionnelle américaine, considérait que le peuple était “une grande bête qui doit être domptée”, ce dernier est “turbulent et changeant, rarement il juge ou décide raisonnablement ”.

         On retrouve cette thèse, à degrés divers, chez Graham Wallas (1858-1932), Gustave Le Bon (1841-1931), ou encore chez Harold Lasswell (1902-1978) qui prétendait qu’il ne fallait pas succomber au “dogme démocratique selon lequel les gens sont les meilleurs juges quand il s’agit de leurs propres intérêts”. Mais l’un de ses plus fervents prosélytes de l’époque moderne fut l’américain Walter Lippmann (1889-1974), éminent penseur, journaliste et théoricien de la démocratie de l’entre-deux-guerres. Selon lui, la démocratie était en train de voir naître une nouvelle forme de propagande, alliant les recherches en psychologie et les techniques de communication modernes, et celle-ci devait être délibérément utilisée afin de “fabriquer le consentement”. Lippmann voit la propagande comme une nécessité puisque, dit-il, “le bien commun est une notion qui échappe complètement à l’opinion publique”. Le bien commun ne peut être compris que par une “classe spécialisée” constituée “d’hommes responsables”. Pour simplifier, Lippmann considérait que seule une petite élite savait mieux que le peuple ce qui était bon pour lui,  et qu’elle se devait de le lui faire comprendre. Lippmann, lui, ne parlait pas de peuple, mais de “troupeau désorienté”, dont le rôle en démocratie devait se limiter à celui de spectateur. Ainsi, “le public doit être mis à sa place, afin que les hommes responsables puissent vivre sans craindre d’être piétinés ou écornés par le troupeau des bêtes sauvages ”. La classe des spécialistes peut néanmoins périodiquement  proposer au troupeau d’appuyer le pouvoir de l’un de ses membres : ce sont les élections. Une fois les élections passées, les masses doivent vaquer à leurs occupations et ne plus se mêler des affaires du pays avant plusieurs années.

         Walter Lippmann n’était pas un cas isolé. Un autre de ses contemporains défendit des idées proches : il s’agit dEdward Bernays (1891-1995), double neveu de Freud, unanimement considéré comme le père de la propagande moderne et de l’industrie des relations publiques. Propaganda, livre qu’il publia en 1928, s’ouvre par la phrase suivante :

La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays”. Plus loin, il développe son point de vue : “La minorité a découvert qu’elle pouvait influencer la majorité dans le sens de ses intérêts. Il est désormais possible de modeler l’opinion des masses pour les convaincre d’engager leur force nouvellement acquise dans la direction voulue. Etant donné la structure actuelle de la société, cette pratique est inévitable. De nos jours la propagande intervient nécessairement dans tout ce qui a un peu d’importance sur le plan social, que ce soit dans le domaine de la politique ou de la finance, de l’industrie, de l’agriculture, de la charité ou de l’enseignement. La propagande est l’organe exécutif du gouvernement invisible ”.

Texte de Benjamin Stock (août 2011) - La suite sur son Blog

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11 mars 2012

PROPAGANDE, RELATION PUBLIQUE, COMMUNICATION

Edward Bernays

Pour une introduction à Bernays : « Entrevue » radiophonique avec Normand Baillargeon qui a signé la préface de la première traduction française de Propaganda, Comment manipuler l’opinion en démocratie, livre écrit par Edward Bernays en 1928.

L’interview là

Le livre et la préface en PDF ici  bernays___propaganda

 

La liberté sous domination…La liberté c'est tout ce que permet la longueur de la corde, mais il est important que la longueur de la corde soit bien fixée…

Extrait de Chomsky et compagnie,

 

“L’endoctrinement n’est nullement incompatible avec la démocratie. Il est plutôt, comme certains l’ont remarqué, son essence même. C’est que, dans un État militaire, ce que les gens pensent importe peu. Une matraque est là pour les contrôler. Si l’État perd son bâton et si la force n’opère plus et si le peuple lève la voix, alors apparaît ce problème. Les gens deviennent si arrogants qu’ils refusent l’autorité civile. Il faut alors contrôler leurs pensées. Pour se faire, on a recours à la propagande, à la fabrication du consensus d’illusions nécessaires.” [Noam Chomsky, Interview à la radio étudiante American Focus]

 

Extrait documentaire d' Adam Curtis - The Century of the Self, 2002

part II The Engineering of Consent

 

 

“La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures.”

[Noam Chomsky, Noam Chomsky éd. Seven Stories Press, 2002]

 

 

LES MÉDIAS AMÉRICAINS AUJOURD'HUI - Orwell Rolls In his Grave

Etat des lieux sans concession du système médiatique américain par des journalistes de renom, des professeurs d'université, un membre du Congrés, l'ancien procureur de Los Angeles, Michael Moore, des producteurs de TV et d'autres intervenants directement concernés. Un immanquable pour qui veut toucher du doigt l'état de dépendance des médias au pouvoir.

Un documentaire de Robert Kane Pappas, 2005

 

Question à John Klines Executive producer de Fox News ;

— Pensez vous qu’un sujet repris par beaucoup de médias soit la définition d’une information ?

— Rire … C’est une bonne question…

Si ça arrive et qu’on en entend pas parler… est-ce que c’est arrivé … ?

 

Illustration : le 27/09 /2012, Grèce en flammes : partout à la Une, sauf en France

10 mars 2012

LES MEDIAS FRANÇAIS

S'interroger sur ceux qui nous informent.

 

LE FILM : LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE

SYNOPSIS

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations prémâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.

En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi.
Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, Les Nouveaux chiens de garde dressent l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information pervertie en marchandise.

BANDE ANNONCE

« Le système jette, rejette tout ce qu’il ne peut pas récupérer,

vous ne restez jamais à l’antenne impunément. »

 

UN FILM de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, 2012

 

 

LE SITE : http://www.lesnouveauxchiensdegarde.com/

 

A écouter absolument !

Mermet invite Jean Gadrey (économiste) Michel Naudy (journaliste au placard) Gilles Balbastre (réalisateur) et Serge Halimi.

LÀ BAS SI J'Y SUIS : Les nouveaux chiens de garde - Le film I

Début de l'entretien avec Serge Halimi : 18:08

 

LÀ BAS SI J'Y SUIS : Les nouveaux chiens de garde - Le film II
Début 12:13

 Et aussi

LÀ BAS SI J'Y SUIS : Les nouveaux chiens de garde - Le livre

Début : Générique

Entretien,  avec Serge Halimi, auteur des Nouveaux chiens de garde, aux éditions Raisons d’Agir.
Les médias français se proclament « contre-pouvoir ». Mais la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence.
Un petit groupe de journalistes omniprésents impose sa définition de l’information-marchandise, tels sont les nouveaux chiens de garde du système économique.

Le livre en PDF

SergeHalimiLesNouveauxChiensDeGarde

 

 

 

10 mars 2012

LA TÉLÉVISION FRANÇAISE

PATRICK LE LAY

PDG de TF1 de 1998, lors de son rachat par Bouygues, à 2008.

          

« Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective 'business', soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit.    […]

Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible.    […]

Rien n'est plus difficile que d'obtenir cette disponibilité. C'est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l'information s'accélère, se multiplie et se banalise…    […]

La télévision, c'est une activité sans mémoire.

 

Propos recueillis en juillet 2004.

Parution dans Les Dirigeants français et le changement par la société de conseil EIM.

 

 

tv

 

 

LE TEMPS DE CERVEAU DISPONIBLE
Un documentaire de Christophe Nick et Jean-Robert Vialat, 2010

 

 

Rencontres et Débats Autrement

Invités: Christophe NICK, Jean-Robert VIALLET, Michel ELTCHANINOFF

 

 

10 mars 2012

LES MEDIAS FRANÇAIS

LES EXPERTS ÉCONOMISTES

Mais qui sont ces experts économistes invités sans relâche sur les plateaux TV ou sur les ondes ?  Des professeurs de grandes écoles qui partagent leur savoir ? Des universitaires qui, en toute objectivité, nous éclairent sur des sujets complexes devenus aujourd'hui cruciaux ?

LES ECO DE GARDE

Élie Cohen, Michel Godet, Daniel Cohen, Laurence Boone
Patrick Artus, Christian de Boissieu, Christian Saint-Étienne
Jean-Marie chevalier, Alain Minc, Olivier Pastré,
Philippe Chalmin, Jean-Hervé Lorenzi, Jean-Paul Betbèze 

Ces experts sont des libéraux convaincus et s'il est vrai que le plupart enseignent, ils ont aussi des intérêts personnels au sein de grandes entreprises ou de la finance. Mais surtout et en plus ils sont ceux qui font la politique gouvernementale et qui tout naturellement et en toute objectivité renseignent en boucle le bon peuple.

Le site du Conseil d'analyse économique

Le site du Cercle des économistes



Connivence et dépendance

 dans le petit monde des experts médiatiques et des oracles multicartes.

 

Les nouveaux chiens de garde - extrait

 


Le blog de

JEAN GADREY

LÀ BAS SI J'Y SUIS : Les économistes de garde II

Avec Jean Gadrey - Début 08:25

LÀ BAS SI J'Y SUIS : Les économistes de garde I

Plage 3 /12 - Début 00:50

Dominique Reynié

Dominique Reynié : lauréat du Prix du livre politique pour Populismes : la pente fatale - Une analyse sur la montée des partis populistes et xénophobes en France et en Europe

Balade et rencontres au ministère de l'économie pour la remise du prix du livre de l'économie.

…Nous avons eu droit pendant 25 ans, 30 ans, à une financiarisation de l’économie, à une financiarisation de la planète, à une financiarisation des cerveaux, parce que

la crise que nous subissons c’est une crise des cerveaux… 

Serge Marti (Président de l'Association des journalistes économiques et financiers, Ancien rédacteur-en-chef économique au Monde Presse économique.)

 

8 mars 2012

L' ENCERCLEMENT

UN DOCUMENTAIRE INDISPENSABLE

L'ENCERCLEMENT
La démocratie dans les rets du néolibéralisme 

Un éditorial d’Ignacio Ramonet, intitulé « La pensée unique » et paru dans Le monde diplomatique de janvier 1995, fit peu à peu  son chemin dans mon esprit et l’objet de ma révolte se transforma lentement, se fixant plutôt sur la sclérose de la pensée politique – sachant que tout est politique. Occupée par une idéologie dogmatique, cette pensée s’était muée en idée fixe, celle de dépouiller l’État de tous ses pouvoirs pour ensuite les confier aux soins du marché qui, bien entendu, savait tout mieux faire.

De dominante, la pensée des maîtres possédants était devenue écrasante, irréfragable. Relayée par un réseau tentaculaire de propagande et d’endoctrinement qui s’exprimait sur toutes les tribunes imaginables, elle ne trouvait plus d’obstacle devant elle, particulièrement depuis la chute de l’URSS, et devenait naturellement force de loi. D’ailleurs, suite à la déconfiture des régimes communistes, Francis Fukuyama, ex-directeur adjoint de la cellule stratégique du département d’État américain, se permit même de prononcer la « fin de l’Histoire », car selon lui l’homme était parvenu au faîte de sa gloire; jamais il ne pourrait aspirer à plus serein bonheur qu’à celui de vivre dans une démocratie représentative gouvernée par le libéralisme; jamais il ne saurait imaginer perfection plus achevée que le règne sans partage du marché.

Aussi, une quantité phénoménale d’experts, de consultants, de spécialistes, de journalistes et de chefs d’entreprise se trouvait engagée avec zèle dans un tourbillon de prosélytisme hypnotisant qui engloutissait sous son passage toute tentative de contestation. Même les partis politiques dits de gauche, les syndicalistes et les universitaires de tout acabit cédaient à ce grand mouvement d’embrigadement de la pensée qui réclamait toujours moins d’État et plus de marché, plus de compétitivité. Et malheur à qui osait les contredire ! On ne daignait pas même l'écouter, rejetant aussitôt avec une autorité pesante toute argumentation qui osait prétendre désavouer l’avérée logique économique, moquant ce pauvre écervelé des injures suprêmes qu’on réservait aux impies : « irresponsable utopiste, stalinien borné, gauchiste irréaliste, soixante-huitard attardé, dangereux rêveur, passéiste frustré, dinosaure, etc. »

Et c’est pourquoi je décidai de faire un film non pas sur la mondialisation de l’économie – comme il y en avait déjà plusieurs – mais bien plutôt sur la mondialisation d’un système de pensée. Un film sur le contrôle des esprits, le lavage de cerveau, le conformisme idéologique; sur l’omniprésente irréfutabilité d’un nouveau monothéisme avec ses tables de lois, ses buissons ardents et ses veaux d’or.

 

… J’espère à tout le moins que mon film pourra contribuer, bien humblement, à remettre en question les fondements de cette idéologie néfaste et à la faire reculer.

Richard Brouillette

 

Le SITE du film pour lire l'article dans son intégralité et poursuivre.

Ici l'article d'Ignacio Ramonet, La pensée unique

 

 Un film de Richard Brouillette, 2008

 

 

COMMENT L'ORDRE LIBÉRAL S'EST IMPOSÉ AU MONDE

 

Serge Halimi invité de Mermet nous raconte comment l’ordre libéral s’est imposé au monde.

De l’Amérique de Reagan à la France de Mitterrand, en passant par la Nouvelle ­Zélande, les transformations économiques du dernier quart de siècle n’ont été le produit ni du hasard ni de la nécessité. Si, à partir des années 1980, les « décideurs » et les médias du monde occidental ont presque toujours interprété de manière identique les situations de « crise », c’est que tout un travail idéologique était intervenu au préalable, c’est que les solutions alternatives au marché avaient été détruites afin qu’il n’y ait « plus d’alternative ». D’autres interprétations des événements auraient suggéré d’autres remèdes, mobilisé d’autres forces sociales, débouché sur d’autres choix. La « mondialisation », ce fut aussi ce long labeur intellectuel de construction de la « seule politique possible » que favorisa la symbiose sociale entre ses principaux architectes d’un bout à l’autre de la Terre.

Inspirées par des théoriciens de l’université de Chicago, dont l’influence sera considérable au Chili, en Grande Bretagne et aux Etats Unis, les doctrines économiques libérales vont encourager les classes dirigeantes à durcir leurs politiques, à passer d’un système d’économie mixte acceptant une certaine redistribution des revenus à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance. Les artisans de cette métamorphose en tireront un avantage considérable ; pour la plupart des autres, au contraire, ce sera le grand bond en arrière.

LÀ BAS SI J'Y SUIS : Le grand bond en arrière — Serge Halimi  Début : 5/12

 Retranscription de l'entretien Doc Word :
   Serge_Halimi, Le_grand_bond_en_arriere


 LE MONDE DIPLOMATIQUE

 

8 mars 2012

1. HISTOIRE DU SALARIAT

Documentaire d'Anne Kunvari / 2006

"Avec Il était une fois… le salariat, j'ai voulu raconter l'épopée du salariat au cours du XXe siècle et dresser un état des lieux du travail à partir des années 70, période où le CDI, véritable fer de lance, commence à se fissurer. Le décryptage que j'effectue dans ce film a pour vocation d'aider les gens à réfléchir sur ce qui leur arrive aujourd'hui et à se projeter dans l'avenir."  Anne Kunvari




8 mars 2012

2. HISTOIRE DU SALARIAT



8 mars 2012

LA GUERRE DES CLASSES EXISTE

« La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches,

qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter.» 1

 

C’est Buffett qui a formulé ce jugement. Pas Marie-George, non. Warren. Deux «f», deux «t». La première fortune mondiale.

Et c’est une évidence, sans doute, en cette époque où un «marché du luxe en forte croissance» côtoie «les émeutes de la faim». Une banalité, même, dans une France où le CAC 40 annonce des «profits records» et des «mégadividendes» tandis que, d’après l’INSEE, les salaires stagnent depuis trois décennies. Une certitude statistique quand 9,3% du PIB a glissé, en vingt ans, du Travail vers le Capital.

Une évidence, alors.

Sauf qu’il a fallu, justement, un Warren Buffett pour la dénoncer.

Jamais nous n’aurions osé, nous, prononcer ces mots, «guerre des classes»: par crainte de paraître «archaïques», «simplistes», «manichéens». Et, avec nous, c’est toute une gauche qui s’autocensure, qui s’enlise dans le salmigondis de la «complexité». Toute une gauche avec des chefs qui déguisent leur lâcheté en «courage», leur renoncement en «audace», et qui causent gentiment de «rénovation», de «modernisation» pour mieux masquer leur trahison.

François Ruffin, La Guerre des classes - 2008


1. Interview par Ben Stein, pour le Washington Post, le 26 nov. 2006.

“There’s class warfare, all right,” Mr. Buffett said, “but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning.”

Bernie Sanders, sénateur aux États-Unis le 6 décembre 2010

 

8 mars 2012

LE CHÔMAGE A UNE HISTOIRE

L'histoire du chômage ou "quand la peur sociale à changer de camp"

De 3% de la population active en 1967 à plus de 12% en 1997 ; de 250 000 demandeurs d'emploi en 1967 à plus de 3 200 000 en 1997, les chiffres de la montée du chômage durant ces trente dernières années ont été imposants, violents, d'une brutalité à faire vaciller l'édifice d'une démocratie comme la nôtre. À la télévision, ce mal de la fin du XXe siècle a laissé toutes sortes de traces : discours politique, patronal, syndical, reportages, documentaires, téléfilms et même shows grandiloquents. Revoir ces images, écouter les propos d'hier et d'aujourd'hui des acteurs de ce drame, permet de faire surgir les premiers éléments d'une histoire du chômage.

Cela permet surtout de mieux saisir comment le monde salarial a perdu la bataille face au système capitaliste.

 

Le Chômage a une histoire / 2001 - Un documentaire de Gilles Balbastre.

 

" Il n’y a pas de moyen plus violent de coercition des employeurs et des gouvernements contre les salariés que le chômage. Aucune répression physique, aucune troupe qui matraque, rien n'est aussi puissant contre tout simplement affirmer une dignité, affirmer d'être considéré comme un être humain. C'est ça le réalité des choses. "

Henri Krasucki

 

Autour de ce documentaire Mermet invite Gilles Balbastre, l’auteur du documentaire et Serge Halimi, du Monde Diplo ainsi que Stéphane Beaud et Michel Pialoux, sociologues.

LÀ BAS SI J’Y SUIS : Le Chômage a une histoire I

 Début : Générique

LÀ BAS SI J’Y SUIS : Le Chômage a une histoire II

 Début : Générique

Et aussi

 LÀ BAS SI J’Y SUIS : La précarité a une histoire

Début : Générique

 

 

8 mars 2012

CHIFFRES

‘‘En vingt ans, la part des salaires dans le produit intérieur brut français a baissé de 9,3 %, en partie transférés vers le capital.

Donc, il y a en gros 120 à 170 milliards d’euros qui ont ripé du travail vers le capital. (…)

Pour donner un ordre d’idée à ces chiffres qui dépassent notre quotidien, 150 milliards, c’est en France l’équivalent de 6 millions d’emplois par an, payés au SMIC, charges comprises. C’est la fin des déficits publics. C’est le retour à l’excédent des comptes sociaux. C’est le maintien d’une retraite décente. C’est une société plus équilibrée où les très riches seront toujours très riches et pourront continuer de l’être sans générer la précarité, le chômage et la misère, germes de toutes les violences.

La féodalité des seigneurs chassée par la révolution pour libérer le capitalisme, réapparaît aujourd’hui.

 (…) Pour eux, le travail des salariés n’est que le bénéfice qu’ils peuvent en tirer ; Ils ont raison ; L’humain est une vraie ressource, il y a même des directeurs pour cela !

Le chômage, la réduction des salaires et le mal être au travail sont les maux qui doivent unir les travailleurs pour leur redonner la conscience de classe, au moins au même niveau que celle de monsieur Warren Buffet. ’’

 

 Denis Garnier - AGORA VOX

Médecin à la retraite, auteur de L’Hôpital disloqué

Son blog : LE TRAVAIL DISLOQUÉ

 

 

8 mars 2012

I. LA DESTRUCTION

LA MISE A MORT DU TRAVAIL

Documentaire en trois volets de Jean-Robert Viallet

 

LA DESTRUCTION : Dans un monde où l'économie n'est plus au service de l'homme mais l'homme au service de l'économie, les objectifs de productivité et les méthodes de management poussent les salariés jusqu'au bout de leurs limites. Jamais maladies, accidents du travail, souffrances physiques et psychologiques n'ont atteint un tel niveau.


8 mars 2012

II. L' ALIÉNATION

 LA MISE A MORT DU TRAVAIL

Documentaire en trois volets de Jean-Robert Viallet

 

L'ALIÉNATION : Une productivité maximale et un client roi totalement satisfait : deux notions qui, aujourd'hui, dans toutes les entreprises de services du monde, imposent la mise en place d'un management de la manipulation.


8 mars 2012

III. LA DÉPOSSESSION

LA MISE A MORT DU TRAVAIL

Documentaire en trois volets de Jean-Robert Viallet

La contrainte de la finance actionnariale est devenue tellement impérative pour les entreprises qu’elle exige l’ajustement instantané. Tout de suite, il faut réduire la voilure, faire les plans sociaux, maintenir comme on peut le profit trimestriel pour la prochaine confrontation avec les investisseurs. C’est un monde dans lequel il n’y a plus aucune marge de manœuvre. Tout le monde est pris à la gorge de partout. Ça se diffuse comme la peste et le choléra réunis dans toute l’économie.
Frédéric Lordon

 

LA DÉPOSSESSION : Alors que la crise fait vaciller le capitalisme financier, La Dépossession raconte l'extraordinaire pouvoir des actionnaires sur le travail et les travailleurs. L'histoire nous transporte d'une usine du centre de la France jusqu'aux arcanes de la finance new-yorkaise... 


8 mars 2012

Rencontre avec Jean-Robert Viallet

8 mars 2012

LE MANAGEMENT

DOMINIUM MUNDI – l’Empire du management

Le Management est le joyau de l’Occident industriel et communicateur. Un vieux mot, un très vieux mot, à la fois français et anglais, venu du fin fond de nos traditions. Il parle de la maison, de la famille, des ustensiles du ménage, et de l’idée de gouvernement. Les techniciens de l’Economie l’ont nettoyé, pour lui donner l’éclat scientifique et technique. Alors ce mot, désormais appliqué au business, est devenu doctrine, propagande, boîte à idées de la nouvelle mondialisation, celle du marché sans frontières. Organiser, coordonner, commander, contrôler : l’appropriation du monde par la Gestion, exprimée dans la langue de bois de la techno-science-économie universelle, proclame l’Efficacité, et ce message simple, archisimple, s’empare de la planète entière. Il s’agit d’accomplir partout une même version de la valeur. Mais, pour que l’Efficacité soit une valeur, il faut y croire, comme on croit à la République, aux Dieux ou aux emblèmes. Le Management généralise l’entraînement à l’Efficacité dans le combat pour la rationalité industrielle. Incarnant le nouveau discours du Destin, il mobilise l’image de l’homme et multiplie à l’infini les emblèmes de la nouvelle Foi planétaire.

Un doc de Pierre Legendre, Gérald Caillat, Pierre-Olivier Bardet, 2007

 


 

 

Le management de la docilité

Le management est extrêmement violent très coercitif il a pour but de rendre docile mais comme la télévision il est en même temps un pouvoir mou sur lequel il est difficile d’avoir une emprise, qui est difficilement critiquable. Comme il  se fonde sur des chiffres, il se veut très scientifique mais en rendant les individus monnayables, calculables il les tuent, les neutralisent. Et les organisations des entreprises deviennent des sortes de charnier d’individus chiffrés.

Les entreprises et leur technique de management entrent aujourd’hui dans les universités  (par le financement) et cela est une vraie menace et en premier lieu pour les sciences humaines. Car le management n’est pas seulement une méthode d’entreprise c’est aussi une idéologie politique, qui trie et exclue. Vincent Petitet

 

 

INCULTURES (S) 9 - LE MANAGEMENT : « Une autre histoire du management et de la qualité »
Conférence gesticulée par Annaïg Mesnil et Alexia Morvan de la Scop « Le Pavé » (Coopérative d'éducation populaire).
Petits contes politiques et autres récits non autorisés.

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La Débredinoire
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